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Séminaire EDF UFL : tendre vers le « 0 » accident

Séminaire EDF UFL : tendre vers le « 0 » accident

Prescripteur de nombreuses opérations de levage et de manutention en France, EDF s’est rapprochée des levageurs pour étudier les conditions de sécurité et explorer les axes de progrès.

Séminaire EDF UFL : tendre vers le « 0 » accident

Une initiative placée sous l’égide de l’Union Française du Levage (UFL), à laquelle l’INRS a apporté sa contribution. Tous ces acteurs se mobilisent en faveur d’une meilleure prévention des risques. Comment ? En se dotant d’une culture commune de la sécurité, prérequis indispensable à toute collaboration. Pour cela, la co-construction de règles de bonnes pratiques communes et le développement d’une « culture » partagée de la sécurité sont donc nécessaires. Déjà, la signature de la Charte qui engage EDF et UFL, illustre la volonté de travailler de concert et de communiquer afin d’améliorer les choses et travailler avec la meilleure maîtrise possible, moyennant une meilleure évaluation des risques par les équipes opérationnelles.

À ce titre, la clarification des rôles de chacun est un prérequis indispensable : la responsabilité n’est pas la même suivant que le levageur intervient en qualité de loueur d’un matériel de levage avec opérateur ou en tant que prestataire. Dans le premier cas, la responsabilité de l’opération incombe à la personne qui loue le matériel. Dans le cas d’une prestation de levage, la responsabilité de l’opération est confiée par le donneur d’ordre au levageur. Autre différence notable, l’obligation de moyens qui incombe au levageur quand il intervient en qualité de loueur se transforme en obligation de résultat quand il s’agit d’un contrat de levage.

Accidentologie

Un accident mortel survenu dans l’enceinte de la centrale thermique EDF de Blénod (54) en 2019, a déclenché une initiative particulière de la part de l’électricien en coopération avec l'Union Française de Levage. Partant de la démarche en faveur de la sécurité et de la prévention des risques de l’entité DTEAM, au travers du Programme d’Engagement Pour la Sécurité (PEPS), il a été décidé d’élargir la réflexion à l’ensemble de la filière Levage. L’objectif ? Définir de concert, les axes d’amélioration qu’ils soient techniques, matériels, réglementaires, organisationnels ou managériaux. Une approche holistique destinée à mieux appréhender les « zones grises » et ainsi contribuer à l’amélioration de la sécurité. La division DTEAM, qui est au cœur de la production industrielle (thermique et nucléaire) d’EDF, est notamment en charge de la maintenance lourde, du transport exceptionnel et de la logistique interne au groupe. Cette entité rassemble près de 5 000 personnes, au contact permanent avec des opérations de levage et de manutention de toute nature avec tout type de matériels. « Outre, l’ensemble des activités sous-traitées, nous sommes aussi chargés des contrats-cadres pour EDF », explique Stéphane Voisin, responsable des politiques industrielles et relations fournisseur de la division . « Parmi ces contrats, figure le pilotage du contrat-cadre Levage que nous suivons pour l’ensemble du Groupe ». Cette double compétence interne et externe dans le domaine du levage confère à la DTEAM une vision globale de la problématique, grâce, notamment, à ses relations avec les levageurs, auxquels le donneur d’ordre fait appel régulièrement.

Séminaire EDF UFL : tendre vers le « 0 » accident

Engagement

En apposant sa signature sur la Charte, à côté de celle de Jean-Bernard Lévy, président d’EDF, Michel Licausi, président de l’Union Française du Levage, formalisait l’engagement du syndicat. « L’amélioration de la sécurité est une préoccupation partagée par l’ensemble de nos membres », rappelle Michel Licausi. « L’initiative prise par EDF s’inscrivant dans la continuité de nos travaux, il nous est apparu naturel de participer à la démarche ». Le passage en revue, in situ, des différentes opérations de levage a permis d’identifier les anomalies et les points d’amélioration à prévoir, en prenant en considération les contraintes et les attentes des deux parties. « Dans le domaine de la sécurité, rien n’est jamais définitivement acquis et le partage d’expériences constitue un levier sur lequel il nous faut agir », souligne Michel Licausi. « Le recueil des préconisations constitue une première étape. Nous entendons continuer avec EDF afin de poursuivre les travaux engagés, le professionnalisme et les exigences de ce donneur d’ordre nous permettant de tirer la profession vers le haut et donc de gagner en compétences, en particulier dans le domaine de la prévention des risques et des accidents ». De fait, le professionnalisme de l’UFL et la mobilisation de ses adhérents ont contribué à la qualité des travaux menés conjointement.

Analyse des risques.

Les réunions sur le terrain associant les représentants de l’UFL et d’EDF, ont permis d’observer les pratiques, d’analyser les risques avant de définir un recueil de préconisations et une charte de bonnes pratiques. 9 situations « sensibles », ont ainsi fait l’objet de solutions « pratiques », acceptées par tous. Des éléments factuels, accessibles au plus grand nombre et partagés par toutes les parties prenantes, qui constituent le socle d’une culture commune dans le domaine de la sécurité. « Notre mission est, à sa demande, d’accompagner ce groupe de travail en fonction des situations problématiques qu’il pourra rencontrer dans une vision à long terme », rappelle François-Xavier Artarit, expert en prévention des risques à l’INRS. « Nous sommes disponibles pour apporter notre expertise et trouver des solutions en phase avec les bonnes pratiques d’utilisation des grues mobiles ». Le levage est une activité à risque : lever des charges à proximité de personnes, est un contexte potentiellement accidentogène. Paradoxalement, le levage est aussi un moyen de prévention : sans matériel de levage adapté, la situation serait bien pire. La difficulté, dans le domaine du levage, réside donc dans la bonne mise en œuvre de la grue mobile sur le chantier qui requiert des règles parfois complexes. Contrairement à l’implantation d’une grue à tour, qui est anticipée et validée en amont des opérations, la grue mobile intervient sur une période courte et dans des conditions beaucoup plus aléatoires : conditions d’accès, emprise allouée, positionnement de la machine, portance du terrain, conditions de levage, … autant d’impondérables qui compliquent la tâche et augmente le niveau de risque. Il est important que les différentes parties prenantes se parlent, échangent leur expérience et débattent des points d’attention détectés ou d’une situation à risque. Tous les participants sont d’accord pour reconnaître que tout progrès commande de comprendre les contraintes des uns et des autres. Parmi les axes de progrès partagés on peut noter l’interdiction qui est faite de neutraliser les sécurités notamment le shunt du limiteur de moment. La manipulation des contrepoids appelle aussi de nouvelles procédures. Ces thématiques, ainsi que l’analyse de l’accidentologie inhérente aux camions équipés de grues de chargement auxiliaires, devraient être abordées cette année.

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