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Célibat : le vivre sans complexes

Célibat : le vivre sans complexes

Le célibat est un sujet polémique, difficile à aborder et à assumer pour les principaux intéressés en France. Avec 40% de célibatairesdans l’Hexagone, soit 8 millions de Français âgés de 15 ans et plus, la société tend à juger les individus sans partenaire ou enfants, l’âge avançant. On constate paradoxalement une augmentation du nombre de célibataires depuis plusieurs décennies : le célibat concernerait aujourd'hui 36% des Français en 2006.

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Une explication logique se cache derrière ces chiffres, selon Sophie Cadalen, psychanalyste et spécialiste du couple et des relations amoureuses : “L’augmentation du nombre de célibataires en France tient à notre nouveau rapport au couple et à l’amour. Ce type de relation n’est plus quelque chose de définitif, en comparaison aux anciennes générations".

Nous avons une plus grande ambition à l’amour, c’est devenu une quête plus intense. Il fût une époque où l'on rencontrait quelqu’un, sans forcément se trouver des points communs, et cela suffisait à créer une future famille.

"Aujourd’hui nous avons plus de critères concernant les relations sociales, ainsi qu’au niveau des attentes sexuelles”.

“Dans les grandes villes, un couple sur deux a déjà divorcé ou est en situation de divorce”

Catherine Demangeot, psychothérapeute et sexologue, explique cette situation par le changement de mentalités des Français :

“Une raison mathématique justifie la croissance du nombre de célibataires, aujourd’hui en France. Dans les grandes villes, un couplesurdeux a déjà divorcé ou est en situation de divorce. Séparées de leur conjoint, ces personnes vont retourner sur le marché du célibat” indique la psychothérapeute.

“Par ailleurs, la durée de vie d’une relation de couple dans une grande ville est de 3 ans, augmentant de ce fait le nombre de célibataires".

Pour de nombreux individus, le célibat est un choix, un modèle de vie.

"Dans nos sociétés industrialisées, nous sommes tiraillés entre un désir de vie professionnelle et individualiste, mais aussi une envie de vie commune”.

Célibat : les femmes le vivent de façon plus extrême que les hommes

“Les femmes vivent soit très mal, soit mieux leur célibat que les hommes, il n’y a pas de juste milieu” analyse la psychanalyste Sophie Cadalen.

“Concernant la première catégorie, l’idée d’être seule leur semble dramatique. Au contraire, chez d’autres femmes, il s’agit d’une sensation de liberté comme elle ne serait jamais viable, à cet âge-là”.

Accepter son sort et y faire face avec énergie ou s’abandonner dans une profonde mélancolie, voilà le schéma mis en avant par S.Cadalen.

“Elles se sentiront plus autonomes, vont privilégier leurs relations sociales, et auront même une vie sexuelle plus débridée. Le célibat et ses conséquences sont plus extrêmes chez les femmes. Certaines d’entre elles ne se remettent pas d’une rupture, c’est un échec définitif de leur vie. D’autres patientes féminines se sentent libres, même après avoir été quittées”.

Célibat : les hommes souffrent plus que les femmes

Célibat : le vivre sans complexes

Une appréciation du célibat envers laquelle la psychothérapeute Catherine Demangeot se range aussi, avec le même raisonnement : “le statut de célibataire me parait en général plus difficile à affronter au quotidien chez les hommes, passé la quarantaine. Il existe plusieurs raisons à cela. Nous avons tendance à nous poser des questions sur les raisons du célibat d’un individu masculin. A contrario, les femmes paraissent s’épanouir avec l’âge” indique la spécialiste du couple.

“Il n’est pas rare de croiser des quinquagénaires à la situation professionnelle stable, bien entourées, que ce soit par leurs proches, mais aussi en bonne compagnie, car elles assument une liberté sexuelle, l’âge avançant.

C’est aux environs de la ménopauseque les femmes connaissent l’âge d’or de leur sexualité : elles sont toutes autant capables de donner du plaisir que d’en recevoir. Elles sont à l’aise avec leur corps, et expérimentées, pour la plupart.

La ménopause ne signifie donc pas la fin de la vie sexuelle des femmes.

Aujourd’hui les femmes ont pris leur vie en main et ont de moins en moins peur d’affronter le regard de la société”.

Pour mieux vivre son célibat, “remettez vos besoins en question”

“La fin d’une relation amoureuse, c’est une mort qui nous fait peur” affirme Sophie Cadalen.

“Une rupture remet en doute vos certitudes. Si vous vous sentez sombrer, c’est l’occasion de vous faire aider. Il faut laisser sa place au chagrin, à la peur et aux angoisses. C’est le bon moment pour se retrouver avec soi avant de s’engouffrer dans une nouvelle relation” ajoute la spécialiste.

“Il est aussi important de se demander si le couple est vraiment la meilleure solution, vous pouvez remettre en question sa légitimité” précise la psychanalyste, pour qui le couple n’est pas une fin en soi, chaque individu ayant des besoins sentimentaux différents.

Célibataires, aérez votre esprit et rencontrez du monde !

Pour Catherine Demangeot, il est nécessaire de privilégier les sorties, de faire de nouvelles rencontres, de s’occuper l’esprit avec ses amis et proches : “Afin de rendre votre période de célibat intéressante, il faut réussir à s’aimer et seconnaître soi-même, afin de pouvoir s’engager dans une relation de couple. Le monde associatif va répondre à de nombreux critères et donner de la satisfaction” partage la thérapeute.

De l'avis même de la psychothérapeute, il est essentiel de se fixer sur ses propres besoins, afin de vivre sa vie de son côté, sans nécessiter de partenaire.

“Il faut prendre du temps pour soi, et sortir de son quotidien. Éviter de s’enivrer avec le travail, qui peut être une compensation à la solitude, dans certains cas. Le célibataire à peur de se confronter au vide et au manque. Profitez de cette période de manque pour prendre des cours de pâtisserie, apprendre une langue ou faire du bénévolat” ajoute C.Demangeot.

Décès du partenaire : acceptez de vivre seul, comme une rupture sévère

“J’ai des patients qui viennent consulter après le décès de leur conjoint” lance Catherine Demangeot. Ils sont encore dans la phase d’idéalisation, après 3 ou 4 ans de relation. Contextuellement l’autre disparaît, c’est l’apparition du phénomène de finitude".

En plus de la fin d'une relation sentimentale plus ou moins longue, perdre sa moitié affecte une personne à de multiples niveaux : "On constate deux types d’angoisses existentielles : ladite finitude, qui représente la fin de vie, irrémédiable. La deuxième, c’est la solitude” précise C.Demangeot.

“Une autre angoisse existentielle apparaît : la responsabilité et la quête de sens : que serait ma vie sans l’autre ? On ne sait plus qui on est, en perdant son partenaire” analyse la spécialiste.

La spécialiste du couple penche pour un équilibre entre une vie sociale remplie, sans pour autant éviter de rester seul, afin de faire face à soi-même.

Deuil du conjoint : laissez vous aller à vos émotions

“Comme l’amour, le décès de son partenaire fait partie des drames de la vie pour lesquels on ne peut pas être préparé” souligne Sophie Cadalen. “L’amour nous tombe dessus, un amour nouveau qui s’ouvre à nous. Cela nous ramène à notre condition d’humain.

Pour la spécialiste du couple, il parait indispensable de faire son deuil en s'octroyant des moments pour soi, sans pour autant savoir à l'avance quelles périodes souvent difficile vous allez traverser.

"Certaines personnes auront besoin d’en parler aux autres, d’autres feront face à la solitude. Une partie de ces veufs vont souhaiter refaire leur vie” précise-t-elle.

Le conseil de Sophie Cadalen : se laisser aller complètement, et ainsi se vider l'esprit après une perte aussi importante. "Il n’est pas possible de prévoir ce type d'événement dramatique, il faut s’écouter et rester indulgent avec soi-même” conclut la psychanalyste.

Le célibat exposé à son entourage : tenez bon face aux critiques

Ne pas se laisser faire et rétorquer face aux remarques, voici le conseil de Sophie Cadalen, face aux critiques :“La meilleure façon de l’affronter, c’est de ne pas prêter le flanc au jugement. Se justifier, c’est s’exposer à ce dernier. On peut apprendre à esquiver, botter en touche, éviter les questions. Les jugements sont partout, il est nécessaire de chercher à les éviter".

L'humour est un moyen qui s'avère efficace, selon la psychanalyste. Il permettra de désamorcer la situation. Il parait selon elle contre-productif de s'efforcer de ressembler aux autres, si cela ne vous permet pas de vivre pleinement votre vie.

Assumez votre célibat, soyez-en fier

Pour Catherine Demangeot, il est important dedemander de l’aide, quand cela est nécessaire. “Si on est un célibataire heureux, il est important de le dire. Un jour, quand l’occasion se présentera, vous serez heureux d’aller vers un autre, qui vous correspondra le mieux".

La sexothérapeute s'aligne sur les propos tenus par Sophie Cadalen : savourer son célibat tout autant que sa relation de couple, en faisant les efforts qu'il faut pour changer sa situation, afin de vivre bien avec soi-même et son entourage.

Les personnes célibataires représentent 40% de la population française, une situation qui devrait donner envie aux principaux concernés d’arriver à bien le vivre.

La société a cependant des efforts à fournir pour s’y faire, selon Catherine Demangeot. “Il ne faut pas avoir peur de voyager seul, en célibataire. Les personnes seules, en voyageant vont rencontrer pleins de personnes, en étant sociables.”

La thérapeute de couple offre le mot de la fin : “La qualité de la relation, plus que l’amour, c’est ce qui maintient une relation.Il est essentiel de consacrer du temps pour améliorer la qualité des différents aspects du couple, affectif, sexuel et loisir. Des difficultés subsistent dans notre société, qui pense qu’on ne peut pas avoir une relation épanouie en vivant seul. Or, le célibat n’est pas forcément lié à l’isolement”.

Pour aller plus loin : Podcast de Catherine Demangeot : “ Qui m’aime me suive !”

https://www.therapiedecoupleparis.com/podcast/episode/355eb6ad/7-la-quete-du-grand-amour

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